UN BILAN EXCÉDENTAIRE 2023 GRÀCE A L'AUGMENTATION DES IMPÔTS
- La Nouvelle Morcenx
- 24 juin 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 sept. 2024

A l’occasion du conseil municipal du 14 mars 2024, les élus ont eu droit à un cours magistral de l’adjoint aux finances sur le contexte économique international, sur l’inflation, sur la baisse des dotations d’Etat, sur la limitation de la croissance et l’incertitude des coûts de l’énergie pour démontrer que ce sont ces facteurs externes qui impactent le budget communal. Il s’inquiète par ailleurs, et à juste titre, d’une baisse de la recette budgétaire des droits de mutation liée directement au ralentissement du marché de l’immobilier dans les Landes.
Il présente ensuite le bilan 2023 avec un budget de fonctionnement de la commune établit à 10 millions d’euros, un budget d’investissement à 8,4 millions, précisant que 52% du budget de fonctionnement concerne la masse salariale.
Les dépenses de fonctionnement augmentent de 457.133 euros (+5,61%) mais les recettes augmentent de 515.564 euros (+5,34%). Ceci retient la satisfaction de l’adjoint au Maire qui parle de « chance » d’être « bénéficiaire ». Le contribuable morcenais appréciera d’avoir subi une augmentation de ses impôts locaux en 2023 de 7% pour permettre au budget communal d’être excédentaire et pour permettre à la commune d’afficher une capacité d’autofinancement de 468.499 euros (que l’on pourrait qualifier de bénéfice net) pour démarcher en 2024 les banques (un emprunt est prévu de 750.000 euros) et partenaires institutionnels ! Le même contribuable n’oubliera pas que la dette de Morcenx s’élève encore à 6.782.011 millions, loin des seuils critiques mais représentant tout de même un niveau important dans le budget annuel (remboursement de 794.924 euros en 2023).
LES GROSSES DEPENSES ARRIVENT…
Présentant le budget prévisionnel 2024, l’adjoint aux finances précise que les dépenses générales seront en hausse : la masse salariale augmentera encore en 2024 de plus de 175.000 euros. Il faudra aussi mettre plus d’argent dans les syndicats mixtes et notamment celui d’Arjuzanx (40.000 euros au lieu des 15.000 euros de 2023).
A propos de la dette, héritée des mandats précédents, les élus estiment qu’un effort important a été fait pour la réduire de manière significative. Ils estiment aussi qu’elle ne pèse plus vraiment sur les finances locales. Certes, ils pourraient en rembourser une part plus importante pour l’effacer plus rapidement (en 3 ans au lieu de 7) mais ils préfèrent renouer avec la recherche de nouveaux emprunts pour financer les projets de « modernisation de la ville ». Après les phases d’études, les investissements vont être particulièrement lourds en 2024 et les années suivantes puisque les réels investissements envisagés n’ont pas encore eu lieu.
Le Maire prend l’engagement de ne pas augmenter les taxes fiscales locales jusqu’à la fin du mandat. D’après lui « On n’est pas riche mais on est rigoureux ». Pour être complet il faudrait reconnaître qu’il est facile d’être rigoureux et d’afficher un solde excédentaire lorsqu’on reporte les principales dépenses envisagées aux années suivantes…
POURQUOI DEBATTRE ?
Après 46 minutes de présentation, pas de débat, pas de question.
Comme une lettre à la poste ! La délibération est révélatrice (voir illustration). Comme l’exige la loi, un débat est pourtant obligatoire, l’exercice porte même le nom de « débat d’orientation budgétaire ». Le terme de « débat » a disparu de l’intitulé… tout est dit ! Pourquoi débattre et avec qui ?





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