top of page

QUAND LES CHOIX POLITIQUES RELANCENT LA DETTE

Dernière mise à jour : 17 sept. 2024




Au 1er janvier 2019, les 4 communes d’Arjuzanx, Garosse, Morcenx, et Sindères fusionnaient. Cette fusion devait apporter de l’oxygène dans les finances publiques locales de la commune de Morcenx-la-Nouvelle. En fait d’oxygène, les impôts ont augmenté pour tous !

Puis, en octobre 2022, la municipalité expliquait lors d’un conseil municipal sa stratégie d’économie d’énergie !

En 2023, en dépit du lancement des appels d’offres sur le site des marchés publics pour la création d’une crèche à la place de la piscine, et d’un complexe sportif, chacun peut constater  que plus on paye d’impôts et moins il y a de services rendus à la population.

En effet, chacun sait que plus on crée de nouvelles structures publiques, plus on endette la commune sur plusieurs dizaines d’années, et moins cela rapporte à la collectivité à cause des taux d’intérêts des emprunts qui augmentent et donc de la dette qui croit mécaniquement.

Mais à Morcenx, les conséquences sur la population sont pires que prévu en raison de l’effet ciseau qui existe entre le choix par la municipalité d’une imposition plus forte avec dans le même temps l’accroissement de la dette au moment où les taux bancaires des prêts augmentent.

Force est de constater que les efforts consentis par l’ancienne municipalité sont aujourd’hui effacés pour longtemps.

Non seulement les impôts locaux augmentent fortement (taxe foncière +7% et +14% pour les résidences secondaires), mais en plus on a de moins en moins de services (qu’ils soient liés à des communes, à des syndicats mixtes, à des collectivités territoriales). Voici une liste non exhaustive de ce que l’on a perdu : fin de l’entretien des trottoirs, fin de l’éclairage de nuit, fin de la distribution des sacs poubelles par le SDEHL alors que la taxe pour les ordures ménagères augmente, fin du fleurissement des espaces verts externes au bourg, fin du repas des anciens à 65 ans reporté à 70 ans, fermeture de la Régie des eaux au 1er juillet 2021 au profit du SYDEC. Sans compter les fermetures décidées par l’Etat comme par exemple le centre des impôts.

Tout cela au motif d’économies jamais redistribuées à la population et dont on ne sait à quoi elles sont réutilisées, mais justifiées par la crise de l’énergie.

On peut donc se poser la question de savoir s’il est judicieux, en terme d’emplois et de gestion des finances publiques, - et alors qu’un réseau d’assistantes maternelles (RAM) existe -, de créer maintenant une crèche quand l’INSEE indique dans son recensement que le nombre d’habitants à Morcenx est passé en 2023 de 5022 à 4976 habitants, soit une baisse de 0,7% avec une population de plus en plus âgée puisque désormais les plus de 60 ans représentent 37,1% (contre 28,7% au niveau national)… Sans compter que de janvier à août 2023, la commune n’a enregistré que 13 naissances soit environ une vingtaine sur l’année. Parmi les jeunes morcenais de 1 mois à 3 ans, combien sont susceptibles d’aller en crèche ? Va-t-on mettre au chômage les assistantes maternelles qui exercent ou envisagent d’exercer cette activité à Morcenx puisqu’il semble que les installations soient en développement ?

Le revenu moyen par habitant est de 20070 euros, soit en-dessous de la moyenne nationale qui est de 20590 euros. Quand en 2022, 3230 foyers fiscaux étaient recensés, seuls 1190 étaient imposés, ce qui veut dire que seul un tiers de la population paie des impôts. Le graphique que nous reproduisons montre une progression du nombre de foyers fiscaux depuis 2019 mais une stagnation de foyers imposés depuis 2006.

Dans ces conditions la démonstration est faite que sans apport financier d’éventuels nouveaux arrivants (et contribuables imposables), sans un changement radical dans les choix politiques d’investissement, la conduite actuelle des finances publiques court à sa perte, c’est-à-dire à la nôtre. En effet, n’oublions pas que la dette par habitant en 2022 reste au même niveau qu’au début des années 2000 et toujours 2 fois supérieures à la moyenne nationale.

Commentaires


bottom of page