N°90 : ONESSE-LAHARIE : UN RICHE PATRIMOINE À DÉCOUVRIR
- La Nouvelle Morcenx
- 4 janv.
- 3 min de lecture

A la découverte des communes du Pays morcenais.
Aujourd’hui, évoquer Onesse Laharie c’est commencer par citer sa plus illustre résidente : Christine de Rivoyre. L’écrivaine, journaliste, scénariste, mémorialiste, a hérité de la maison de sa mère dans la commune au début des années 80 et s’y installe. Elle continue d’écrire, pratique le cheval, se consacre à la défense du patrimoine et fait des allers retours avec la capitale. Elle décède à l’âge de 97 ans et est inhumée au cimetière d’Onesse Laharie. En 1968, elle publie un roman « Le Petit Matin » qui sera couronné du Prix interallié. L’écrivaine raconte une histoire d’amour pendant la Collaboration, qui se passe dans les Landes.
Un second personnage a aussi fait la renommée de la commune : le compositeur Claude Dubosq, né en 1897 dans un milieu religieux, fils d’un notaire gros propriétaire dans les Landes, il débute le piano à l’âge de 3 ans et à 11 ans compose déjà ses premières œuvres. Brillant pianiste, il compose de nombreux poèmes musicaux. Démobilisé en 1917, il rejoint son père à Onesse-Laharie, dans la maison construite par celui-ci et disposant d’une salle de musique et d’un orgue d’où le surnom de la propriété « Le Bourdon ». Il ne compose plus que de la musique religieuse, et crée en 1926 un « théâtre de verdure » de culture populaire. La mort de son père en 1930, puis le décès de sa dernière fille âgée de 18 mois, sont à l’origine de son suicide en 1938.
Enfin, la commune est aussi le village natal de Michel Ohl (1946/2014), écrivain, poète, dramaturge, dessinateur et surtout membre du collège de Pataphysique (une société de recherches savantes et inutiles). A l’imagination débordante, cet auteur « en décalage » avait ses adeptes avec des jeux de mots, calembours, contrepèteries et histoires irréalistes. Il repose au cimetière du village.
Revenons à l’histoire du village : les communes de Laharie et d'Onesse ont été regroupées en 1832 pour devenir Onesse et Laharie puis Onesse-Laharie en 2013. L’origine du nom Onesse est « Aunessa » en gascon ce qui évoque une hauteur, une élévation. Concernant Laharie, sa signification est la farine (du moulin) en gascon. Laharie où se trouvait le château-fort était situé sur une route importante au Moyen-Âge. A la fin du 18ème siècle le dit château était en ruine.
On sait qu’une partie des terres de la commune est achetée par Napoléon III pour constituer le domaine impérial de Solférino.
Pendant la seconde guerre mondiale, se trouvaient 37 camps de prisonniers (combattants coloniaux) dans le département des Landes dont celui de Laharie nommé « Malartic » ou Stalag 195 qui a compté jusqu’à 3.161 prisonniers. Ouvert en décembre 1940, ce camp allemand comportait 30 bâtiments, les prisonniers vivaient des conditions sanitaires déplorables et effectuaient essentiellement des travaux de bûcheronnage.
Un témoignage de cette époque est encore présent : un bunker qui servait de poste de communication pour guider les avions allemands par temps de brouillard ou vols de nuit.
Bâtie au centre de la commune, à l'extrémité d'un petit éperon aménagé, l’église Saint-Jean Baptiste porte en elle les traces de plusieurs remaniements. La partie la plus ancienne remonte à l'époque romaine. L'église a par la suite été fortifiée pendant la guerre de cent ans, par l'aménagement d'une pièce haute, dont on peut reconnaître les vestiges dans les meurtrières percées sous la toiture du chevet. La nef correspondant à ce dernier est entièrement reconstruite au 15ème siècle pour agrandir l'édifice, par l'adjonction d'un collatéral méridional. Au 19ème siècle, du fait de l'accroissement de la population, un second collatéral est réalisé au nord. Sa fondation serait due aux chevaliers de Malte. Accolée à la construction neuve, il existe une tourelle-escalier hexagonale à vis du 15ème siècle, en pierre, portant trois meurtrières.
Un autre édifice religieux est bien connu car il se trouve à la sortie de l’autoroute, en surplomb à droite : il s’agit de la Chapelle privée de Laharie, édifiée vers 1850 avec des pierres de la carrière de Saint-Martin d’Oney. Elle est dotée d’une cloche fondue en 1867 de 73cm à Mont de Marsan avec une gravure en croix sur socle et de vitraux signés Mauméjean de Pau en 1867. Dans la chapelle, la chaire et le confessionnel en pierre sont particulièrement remarquables.
La fontaine Saint-Jean aux vertus guérisseuses des rhumatismes et douleurs est connue avec son eau « arrodihose » par sa teneur en fer avec un aspect rougeâtre et irisé. De nombreux ruisseaux traversent le territoire de la commune, les principaux d’entre eux sont : le ruisseau de l’Escource, le ruisseau de Clédasse, le ruisseau de Harencin.
Si vous souhaitez approfondir votre découverte d’Onnesse-Laharie, nous vous invitons à parcourir le site internet https://memoiresonesse.wixsite.com





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