MUNICIPALE 2026 : ACCESSIBILITÉ ET DIGNITÉ
- La Nouvelle Morcenx
- 4 mars
- 2 min de lecture

Toute campagne électorale offre l’opportunité de découvrir des situations particulières. Celle que nous vivons n’échappe pas à la règle.
Cette semaine, sur le marché, nous avons été alerté par une dame qui se déplace sous oxygène : « Morcenx n’est pas une ville facile à vivre pour les personnes handicapées. J’ai besoin de m’arrêter fréquemment, où sont les bancs ? ».
Ce week-end, nos équipes ont rencontré des personnes âgées en fauteuil roulant dans une résidence à étage sans ascenceur appartenant à un bailleur public. Nous avons rencontré une dame que l’on prénommera Hélène. Depuis vingt ans elle habite dans le même logement. Après de multiples demandes, elle vient d’obtenir l’accès à sa chambre avec son fauteuil, mais pas encore à sa salle de bain. Pour cela, la collectivité a mandaté une entreprise pour casser un mur, supprimer une porte. Mais, si l’appartement devient plus accessible en fauteuil, il n’en demeure pas moins insalubre. Hélène nous montre la moisissure qui parsème plusieurs angles du plafond du salon. Un voisin nous confirme que plusieurs appartements sont dans le même état.
Ces deux exemples nous font prendre conscience qu’il est urgent de prévoir une réflexion municipale sur le handicap associant les professionnels concernés et les bailleurs. La réglementation issue de la loi de 2005 impose l’accessibilité pour tous (nous en avons parlé très récemment au sujet de la gare) à tous les espaces publics, mais il faut aller plus loin dans la prise en compte du handicap en général dans les politiques publiques municipales.
Fabrice Lachenmaier, tête de liste de LA NOUVELLE MORCENX propose de constituer une commission municipale dédiée au handicap qui sera consultée de façon systématique pour tout projet d’aménagement et de construction ou même dans les domaines associatifs, éducatifs et sportifs : « L’accessibilité n’est pas un luxe. C’est une obligation. Quand on parle d’insertion sociale, on doit aussi parler d’actes. A Morcenx, des personnes en situation de handicap vivent dans des logements qui ne sont pas pleinement adaptés. Comment peut-on laisser des habitants vulnérables attendre 20 ans pour des mises aux normes essentielles ? Une commune se juge à la manière dont elle protège les plus fragiles. La solidarité n’est pas un slogan à géométrie variable. Nous ferons du handicap une priorité de notre politique municipale, d’autant que depuis le 1er janvier 2026 une nouvelle convention nationale vient renforcer l’accompagnement des personnes en situation de handicap vers et dans l’emploi, pour ceux qui ont la possibilité de travailler ».




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