REDYNAMISATION DE MORCENX : LE GROUPE LNM RÉCLAME UNE VISION D'ENSEMBLE
- La Nouvelle Morcenx
- il y a 22 heures
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Un vote a particulièrement été discuté au cours du dernier conseil municipal, celui sur l’acquisition par la commune d’un immeuble du centre-ville à hauteur de 20.000 euros par l’intermédiaire de l’Etablissement Public Foncier Local (EPFL).
Sur le papier, le recours à un portage foncier du projet par l'EPFL peut paraître technique et neutre. En effet, la mission de l’EPFL est de se porter acquéreur pour la commune, de faire des travaux si besoin et de restituer le bien à la commune après quelques années. En clair, l'EPFL avance l'argent et achète pour le compte de la mairie, qui devra rembourser plus tard. La délibération expose qu’il s’agit de « lisser l'impact financier » sur quatre ans et de déléguer des « études avant démolition ». Cependant, sur le fond, cette décision illustre une nouvelle fois le manque total de visibilité pour les élus du Conseil à qui on demande de signer un chèque en blanc pour un projet dont ne sont connus ni les contours architecturaux, ni le plan de financement global.
C’est la première adjointe qui présente le dossier en justifiant ce projet qui doit s’inscrire dans le cadre de la « redynamisation du centre-bourg » et la « reconquête d'îlots dégradés ». Elle évoque les études qui ont été menées pour la requalification du centre bourg. Lorsque les élus de l’opposition demandent communication des résultats de ces études qui doivent permettre d’apprécier le projet de restructuration urbaine dans son ensemble et surtout les investissements correspondants, le Maire leur explique qu’il y a déjà eu des réunions publiques sur le sujet. Bien en peine seront les Morcenais qui souhaiteraient savoir à quoi ressemblera la ville de demain imaginée par les cabinets d’études…
Revenant à l’acquisition de cet immeuble connu pour avoir accueilli un commerce de lingerie, le Maire ne parle plus du projet d’urbanisation global mais précise qu’il faut absolument le démolir car il représente un danger pour la sécurité publique. Fabrice Lachenmaier (élu LNM) lui demande alors pourquoi ce dernier n’a pas pris un arrêté de péril sur l’immeuble, qui permet à une mairie d'obliger un propriétaire à sécuriser son bien (ou de le faire à ses frais).
De plus, cette acquisition à 20.000 € n'est que la partie émergée de l'iceberg. La délibération précise bien que le prix de revente final à la commune inclura les frais d’actes, de géomètre, mais aussi les « investissements lourds » réalisés par l’EPFL, les frais de portage et une potentielle taxe sur la valeur ajoutée de 20% liée à la démolition. Personne ne peut dire aujourd'hui combien la commune devra réellement payer au final pour récupérer ce terrain une fois l'immeuble rasé.
La redynamisation de Morcenx-la-Nouvelle est un sujet trop important pour être traitée ainsi, par petites touches foncières, sans débat sur la vision d'ensemble du programme « Petites Villes de Demain », dispositif d’Etat pour aider les communes rurales.
C’est pourquoi, les élus LNM demandent la communication immédiate de l'étude de redynamisation complète et une présentation détaillée du projet urbain pour cet îlot.
Les élus LNM ne s'opposent pas par principe à la rénovation de notre centre-ville, bien au contraire. Mais nous refusons que l'argent des contribuables soit engagé dans une boîte noire. Pour construire le Morcenx de demain, il faut plus qu'une pelleteuse et des incertitudes : il faut une vision claire, des chiffres précis et un respect scrupuleux du débat démocratique. Les Morcenais ont le droit de savoir avant que l'on ne démolisse, et surtout avant que l'on ne paie.





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