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LES HOTELIERS DU PAYS MORCENAIS SONT EN COLERE

Dernière mise à jour : 17 sept. 2024



Les dirigeants des 4 hôtels du Pays Morcenais sont en colère et le font savoir.

Ils regrettent un manque de considération et de soutien de leur profession par les élus locaux prenant des décisions sans concertation qui vont impacter un secteur d’activité traversant déjà une crise majeure. Sujet de préoccupation actuel : la taxe de séjour 2024.

Ils viennent d’adresser un courrier au Président du Pays morcenais et une copie aux médias.

La Nouvelle Morcenx vous propose de découvrir le contenu intégral de ce courrier.

Nous donnerons ensuite la parole à Fabrice Lachenmaier, propriétaire de l’Hôtel du Lac d’Arjuzanx qui nous expliquera dans quel contexte il développe actuellement son activité.



« Le 5 avril 2023, les élus du Pays morcenais ont décidé de voter à l’unanimité, à compter du 1er janvier 2024, l’augmentation et la généralisation à l’année du paiement de la taxe de séjour réglée par les vacanciers logeant dans l’une des 6 communes du territoire… Avant 2024, la taxe était appliquée du 15 juin au 15 septembre, correspondant à la période estivale.

Ainsi la taxe augmente en moyenne de 47% puisqu’il faut ajouter aux taux votés par les élus locaux, la taxe additionnelle du département (10%) et la nouvelle taxe régionale pour financer la ligne à grande vitesse (34%). Les élus estiment donc que les touristes choisissent notre destination toute l’année et veulent tirer profit de cette manne. C’est une perception fausse de la réalité économique que nous constatons.

Avec de tels tarifs (1,30 euro par personne et par jour qui séjourne dans un hôtel 3 étoiles ou 3,6 euros pour un hôtel non classé) et au vue de la conjoncture actuelle, il est certain que le territoire deviendra moins attractif.

Par ailleurs, le fruit de cette taxe de séjour est destiné (selon l’article L. 2333-27 du CGCT) à financer des projets qui doivent favoriser la fréquentation touristique du territoire. On peut se demander, à juste titre, puisque les élus ne communiquent pas à ce sujet, à quoi sert concrètement cette taxe si ce n’est à abonder le budget de fonctionnement général de la collectivité.

Enfin, l’administration demande à ce que l’hôtelier adresse dorénavant une déclaration trimestrielle (au lieu d’une fois par an) multipliant ainsi par 4 les frais de comptabilité et de gestion.


Nous, hôteliers signataires, regrettons qu’aucun professionnel n’ait été consulté avant que ces nouvelles dispositions réglementaires et grille tarifaire ne soient décidées et votées.


Nous nous inquiétons de la non prise en compte par l’EPCI des difficultés inhérentes au secteur d’activité qui traverse une période difficile face à la montée des charges d’exploitation, à la baisse du pouvoir d’achat des clients, à la stagnation des fréquentations touristiques dans le bassin morcenais.


  • Nous demandons aux élus de revenir à l’assujettissement d’une taxe sur les seuls mois d’été (15 juin au 15 septembre) et due exclusivement par les vacanciers.

  • Nous demandons aux élus les justificatifs relatifs à l’affectation de la taxe de séjour de l’année 2023.

  • Nous demandons aux élus quels sont les dispositifs mis en oeuvre pour s’assurer que tous les logeurs, y compris ceux de courtes durées, la reversent à la collectivité ».


Signataires : Marina WIL et Wilfried GARRIGOU (Hôtel Escalandes), Magali RIVAL et Séverine PINAUD (Hôtel Paris-Madrid), Marianne CAUPENNE (Hôtel Bellevue), Fabrice LACHENMAIER et Jean-François RAIOLA (Hôtel du Lac d’Arjuzanx)

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