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ICI, ON VOTE A L'AVEUGLE... C'EST NON POUR LES ÉLUS LNM !


Le conseil communautaire du Pays morcenais, réuni en séance le 8 juillet 2026, comprenait peu de délibérations à son ordre du jour. Pourtant, dès le premier sujet abordé, le ton est monté.

La délibération portait sur le vote d’une participation de 4.504,80 € HT de la Communauté de Communes pour financer le programme d'investissement 2026 du Syndicat Mixte de Gestion des Milieux Naturels, notamment pour le site d’Arjuzanx.


Fabrice Lachenmaier, élu LNM, a immédiatement pris la parole pour dénoncer un manque total de transparence.

« Nous sommes en début de mandat, nous aurions apprécié que soient joints à cette première délibération les statuts concernant ce syndicat mixte afin que l’on puisse mieux comprendre, dans le cas précis, les clés de répartition. Quelle est précisément la règle ou le pourcentage de répartition fixé par les statuts du syndicat mixte pour le calcul des contributions des membres (notamment entre le Pays Morcenais, le Pays Tarusate et le Département des Landes ?)

C’est un syndicat mixte qui couvre plusieurs sites. Pourquoi sommes-nous appelés à ne financer l’investissement que du site d’Arjuzanx ?

Nous aurions apprécié également que soit fourni un bilan d'activité de l'année précédente. Tous les investissements initialement programmés au budget précédent ont-ils été pleinement exécutés, ou y a-t-il des reports ? Puisque nous sommes sur des questions budgétaires, peut-on savoir s’il y a d’autres contributions du Pays Morcenais à ce syndicat mixte ? Si oui, peut-on avoir un tableau de synthèse pour savoir au final ce que coûte notre participation à ce syndicat ?

Je voudrais revenir sur les subventions.

Pour commencer je tiens à signaler une simple remarque de forme pour le procès-verbal : en page 2, paragraphe 1.4, il est écrit que l'État finance le Fonds Prévention, alors que le financement provient bien du Centre de Gestion des Landes, comme l'indique le tableau de la page 5.

Ma question est plutôt sur les annonces d’un financement à hauteur de 80% (que ce soit le Fond Vert ou le centre de gestion) : est-ce que ces subventions ont déjà été notifiées et si elles ne sont finalement pas attribuées ou inférieures… Qu’adviendrait-il de la participation de notre EPCI ?

Enfin, j’ai plusieurs questions qui concernent les aménagements prévus : On nous propose d’installer des panneaux aérothermiques pour pallier les défaillances de chauffage et d’isolation de la Maison de Site. Pourrait-on savoir quels sont les gains énergétiques précis attendus ou le temps de retour sur investissement qui ont été j’imagine chiffrés suite à l'installation envisagées de ces panneaux aérothermiques dans les bureaux ? Deuxième question : le point 4 concerne la restauration des aménagements en bois. On nous indique qu’il s’agit d’une phase année 1. Peut-on savoir combien de phases sont prévues et avoir une idée mais précise des travaux envisagés à part la réfection d’un portail du jardin du Miocène ? Troisième question, le document programmatique indique que suite aux dégâts des tempêtes Nils et Pedro, il faut faire des travaux de sécurisation d’un ouvrage hydraulique et de la voie d’accès. J’imagine qu’il y a urgence. Peut-on savoir de quel ouvrage il s’agit et si ces travaux ont été réalisés ? »


La réponse du Président : "Faites vos propres recherches"


Face à ces questions de fond, le Président de séance a une nouvelle fois reproché à l’élu LNM de préparer « un coup médiatique », l’invitant à poser ses questions avant la séance pour qu’il puisse préparer ses réponses. Il a également rappelé l’obligation pour chaque élu de fournir « un travail » personnel de recherche. Une posture qui évacue le fait que l'administration a l'obligation réglementaire de fournir d'office toutes les informations nécessaires à un vote éclairé, sans que les élus n'aient à mener une enquête.


Fabrice Lachenmaier a vivement réagi à cette méthode : « À chaque délibération, c’est la même mécanique : le président paraphrase le texte que nous avons tous lu quelques jours avant la séance, sans y apporter le moindre commentaire permettant de mieux comprendre le sens du vote demandé. Ce n’est pas une lubie de ma part, c’est une obligation réglementaire. C’est une consigne qui doit être donnée aux services qui préparent la séance, surtout en début de mandat : présenter le contexte, les textes de référence, le coût de la décision, son impact sur le budget général, les objectifs… Le conseil n’est pas une chambre d’enregistrement aux ordres d’un président mais une assemblée souveraine qui doit pouvoir s’exprimer en toute liberté sans que ses membres ne soient considérés comme des empêcheurs de tourner en rond à partir du moment où ils osent poser des questions pourtant légitimes ».


Faute de réponses transparentes et face à ce qui s'apparente à un vote à l'aveugle, les deux élus LNM ont logiquement choisi de voter contre le versement de cette participation au Syndicat Mixte.

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