AMIANTE A ARJUZANX : LA FAUTE D'EDF RECONNUE PAR LA JUSTICE
- La Nouvelle Morcenx
- il y a 6 heures
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C’est une victoire judiciaire majeure pour les anciens travailleurs de la centrale thermique d'Arjuzanx et leurs proches. Ce vendredi 24 juillet 2026, le tribunal de Mont-de-Marsan a rendu son délibéré dans l'affaire de la faute inexcusable opposant des salariés touchés par des maladies professionnelles gravissimes liées à l'exposition à l'amiante et au trichloréthylène, à leur ex-employeur.
Ainsi le combat judiciaire mené au nom des travailleurs de l’ancienne centrale thermique EDF d’Arjuzanx vient de franchir une étape décisive. Dans trois des quatre dossiers examinés, la juridiction a officiellement reconnu la faute inexcusable de l'employeur. Deux de ces procédures étaient portées à titre posthume par les ayants-droit de salariés décédés des suites de leurs pathologies.
Soulagement et satisfaction pour les familles
Cette décision vient récompenser des années de procédures et d'attente pour des familles durement éprouvées par la maladie et le deuil. À l'issue du délibéré, l'avocat des plaignants, Me Gonsard, ne cachait pas son émotion et son soulagement face à l'aboutissement de ce long combat : « C'est une grande satisfaction pour les familles, pour ces gens qui se battent au quotidien et qui ne voient pas toujours l’aboutissement de leur bataille. »
Un poison au quotidien dans l'ancienne centrale
Exploitée pendant plusieurs décennies avant sa fermeture, la centrale d'Arjuzanx utilisait massivement l'amiante pour ses propriétés d'isolation thermique, tandis que le trichloréthylène servait de solvant de dégraissage. L'exposition prolongée et sans protection adéquate à ces produits hautement toxiques a provoqué de lourdes pathologies respiratoire et des cancers chez de nombreux agents du site.
En reconnaissant la faute inexcusable, le tribunal établit que l'employeur avait — ou aurait dû avoir — conscience du danger auquel étaient exposés ses salariés, et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour les en préserver. Cette décision ouvre la voie à une indemnisation renforcée pour les victimes et leurs ayants-droit.

