DÉSERTIFICATION MÉDICALE : L'URGENCE D'AGIR
- La Nouvelle Morcenx
- il y a 3 jours
- 2 min de lecture

Quand les propositions de bon sens de l’opposition devancent les prises de conscience tardives de la majorité face à un bilan local alarmant.
Lors des premières Assises de la santé des Landes qui se sont tenues récemment à Capbreton, la question cruciale de l’attractivité de nos territoires pour les professionnels de santé a donné lieu à de nombreuses interventions. Parmi elles, une déclaration a particulièrement retenu l'attention : « Attirer des médecins, c'est bien, être capable de les garder, c'est mieux », formule signée du vice-président du Conseil départemental, Maire de Morcenx.
Si l’on ne peut que souscrire à la justesse de ce constat, force est de souligner le décalage flagrant entre les déclarations de principes et la réalité concrète vécue par les administrés de sa propre commune. À Morcenx, la situation de l'offre de soins n'a en effet rien de brillant…
Pourtant, des solutions structurantes existent et auraient pu être engagées de longue date. Parmi les pistes phares évoquées lors de ces Assises figure notamment la création d’internats ruraux pour accueillir les jeunes médecins et les stagiaires, afin de leur donner le goût de l'exercice dans nos territoires et de favoriser leur installation pérenne.
Il est opportun de rappeler que cette mesure innovante figurait explicitement, noire sur blanc, dans le programme électoral de « La Nouvelle Morcenx » dès mars 2026. Ce que la majorité feint de découvrir aujourd'hui comme une idée d'avenir était déjà une priorité programmatique pour notre collectif, soucieux d'apporter des réponses pragmatiques à la détresse médicale locale.
Face à l'inertie ou au manque de vision globale, l'action semble heureusement devoir s'imposer par l'intercommunalité. Preuve de la nécessité absolue d'agir, la Communauté de communes du Pays Morcenais vient de reconduire pour 5 ans, avec la Communauté de communes du Pays Tarusate, un Contrat Local de Santé (coût : 49.700 euros) afin d’approfondir le diagnostic territorial commencé en décembre 2021. L’objectif : poser un état des lieux lucide pour co-construire enfin des réponses coordonnées.
Nous saluons cette démarche, mais nous resterons extrêmement vigilants. Nos concitoyens n’attendent plus de simples professions de foi ou des constats répétés de colloque en colloque. Il y a urgence à transformer les diagnostics en actes. Le temps des postures politiques doit céder la place au temps de l'efficacité.





Commentaires