CONSEIL MUNICIPAL : QUAND LE MAIRE CHOISIT LE CLANISME PLUTÔT QUE LA DÉMOCRATIE
- La Nouvelle Morcenx
- il y a 1 jour
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Dernière mise à jour : il y a 12 heures

Le rideau est tombé sur le conseil municipal du 9 avril, laissant un goût amer : celui d’une démocratie locale bafouée par une majorité arc-boutée sur ses privilèges. Alors que l’ordre du jour portait sur la représentativité dans les organismes extérieurs, le Maire a délibérément choisi la stratégie de l’exclusion, préférant le confort de l’entre-soi à l’équité républicaine.
L’hégémonie comme seule boussole
En refusant systématiquement d'intégrer des élus d'opposition dans les syndicats mixtes, le Maire ne se contente pas de verrouiller les institutions : il méprise ouvertement les 40 % de Morcenais qui ne lui ont pas donné leur voix.
L’exemple du Syndicat Mixte d’Aménagement Touristique d’Arjuzanx (SMATA) est flagrant. Faute d'un dialogue préalable que la majorité a fui, le vote a duré 34 minutes pour aboutir à une évidence : l'élimination systématique des voix divergentes. Face à l'ironie méprisante du Maire, qui qualifie de « copinage » toute tentative de discussion démocratique, le constat est cinglant : la majorité ne gère pas une commune, elle entretient un clan.
La Nouvelle Morcenx : La force tranquille face à l’obstruction
Face à cette fermeture d'esprit, le groupe La Nouvelle Morcenx (LNM) a fait preuve d'une hauteur de vue qui a cruellement manqué à l'exécutif :
Maîtrise et responsabilité : Alors que l’opposition était en position de paralyser la séance par des votes à bulletin secret (comme la loi l’y autorise), elle a choisi de lever le secret du vote pour ne pas prendre les dossiers municipaux en otage.
Sens de l’intérêt général : Contrairement au Maire qui cultive la « pensée unique », Fabrice Lachenmaier et son équipe ont privilégié l'efficacité du débat sur la guérilla procédurale.
« Nous étions maîtres des horloges, mais nous avons refusé de nous abaisser au niveau de ce simulacre de dialogue », explique Fabrice Lachenmaier. « Le refus obstiné du Maire de laisser l'opposition contribuer aux travaux des syndicats est un aveu de faiblesse. En facilitant la fin de séance, nous avons montré que le sens des responsabilités habitait les rangs de l'opposition, et non ceux de la majorité. »
Un naufrage démocratique
En s'octroyant 100 % des délégations (48 postes), la majorité s'enferme dans une tour d'ivoire. L'opposition, par son geste de conciliation technique, a paradoxalement obtenu la seule unanimité de la soirée : le soulagement des élus de voir la séance avancer.
Conclusion : D’un côté, une majorité qui préfère l’hégémonie au travail en « bonne intelligence » ; de l’autre, une opposition prête à servir, mais qui refuse d’être le simple spectateur d’une gestion municipale qui ressemble de plus en plus à une affaire de « copains ». Les Morcenais apprécieront qui, dans cette enceinte, sert réellement leurs intérêts.





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