LA RESERVE NATURELLE NATIONALE D'ARJUZANX DETRUIT UN HABITAT PROTEGE
- La Nouvelle Morcenx
- 24 juin 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 sept. 2024

En décembre 2015, les élus disposent d’un « Diagnostic environnemental préalable à l’aménagement d’un projet touristique » leur permettant d’envisager les futurs développements de la Réserve naturelle en conformité avec la réglementation. Ce document particulièrement détaillé, tendant vers l’exhaustivité, traite aussi bien de la faune que de la flore locale. Il constitue un élément documentaire de première importance.
On y découvre notamment en page 31 la présence de chiroptères (chauve- souris) sur plusieurs parcelles. Il faut rappeler que la chauve-souris bénéficie d’un statut d’espèce protégée tout comme son habitat. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un plan national d’actions jusqu’en 2026. Détruire l’habitat de l’animal à l’occasion d’une construction par exemple est rendu possible après autorisation, à la seule condition que le propriétaire du terrain à l’initiative de cette destruction, compense la surface perdue par une autre surface égale ou deux fois supérieures (page 41). Il doit détailler les mesures qu'il compte prendre dans le cadre du permis de construire ou d’aménagement qu’il introduit auprès des autorités.
Le respect de ces règles s’applique aux particuliers et bien entendu aux collectivités qui ont un devoir d’exemplarité.
La parcelle sur laquelle le syndicat mixte (dirigé par le maire de Morcenx) réalise actuellement des travaux pour édifier le restaurant Catachot avec notamment l’abattage d’arbres (sensés être « malades » sans que ne soit annexée une preuve de l’état de ces derniers) et la transformation complète du bâtiment, a été identifiée comme espace à préserver dans le Diagnostic environnemental.
A la lecture du permis de construire (déposé par la SATEL, auteur du Diagnostic de 2015), aucune référence n’est faite sur la classification de cette parcelle en enjeu pour le patrimoine environnemental et par conséquent aucune autorisation n’a été formulée avec la compensation envisagée. Le permis de construire a été accordé par le Maire de Morcenx dont les services ont assumé l’instruction, sans relever cet oubli majeur. En d’autre terme, l’aménagement de la maison Catachot se traduit aujourd’hui par la destruction pure et simple d’un habitat protégé. Il est inconcevable que de telles pratiques soient possibles par les mêmes acteurs qui dirigent la toute nouvelle Réserve Naturelle Nationale, modèle -a priori- de protection de la biodiversité !





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