top of page

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE : LE GRAND BLUFF DE LA MAJORITÉ

il y a 11 minutes
3 min de lecture

La majorité municipale se targue de proposer la création d’un Comité des citoyens, oubliant de mentionner que cette idée était soutenue dès 2023 dans les propositions de LA NOUVELLE MORCENX et largement relayée sur les réseaux sociaux.


C’est donc avec enthousiasme que les élus de LNM souhaitaient accompagner cette initiative. Malheureusement, les débats du conseil municipal du 15 octobre ont inversé la situation. On vous en explique les raisons.


Après une présentation très académique et très politique de Nassira Larousse, le chef de file de LNM, après avoir souligné tout l’intérêt qu’il porte à ce projet, fait observer de premières limites à sa réalisation dans de bonnes conditions :


Fabrice Lachenmaier : « J’aurai une seule remarque sur la forme, elle concerne sa composition. En réservant le comité aux seuls majeurs, la commune exclut les jeunes de 16 à 18 ans (pourtant souvent concernés par les choix d'aménagement, la mobilité, les loisirs ou l'environnement). Certes, la charte mentionne que le Conseil municipal des jeunes peut être associé ponctuellement, mais ils ne siègent pas comme membres de plein droit. On peut donc s'interroger sur la portée “inclusive” d'un comité qui se prive de la parole de la jeunesse locale. »


C’est ensuite Gilles Gauthier (membre LNM de la Commission citoyenneté) qui s’est exprimé :

« Je dois dire tout d’abord que je suis extrêmement surpris de découvrir cette charte, comme vous tous, à la dernière minute. Elle n’a fait l’objet d’aucune présentation à la commission citoyenneté, qui s’est pourtant réunie il y a quelques jours. Il n’y a donc eu aucun travail en amont sur son contenu par les membres de la commission, et c’est regrettable.

Si j’avais pu intervenir en amont, j’aurais fait les remarques suivantes : tout d’abord, je regrette que l'article 3 de la délibération et de la charte prévoie que le comité soit présidé et coprésidé par des membres du conseil municipal désignés par le maire. Même s'il s'agit d'une instance consultative d'habitants, la présence d'une présidence et d'une vice-présidence assurées par des élus de la majorité peut peser sur la liberté de parole et l'autonomie des citoyens.

Ensuite, la charte prévoit qu'une réponse est apportée aux avis du comité “lorsque cela est pertinent”. C’est une formulation troublante. Quelle est la définition retenue de la “pertinence” et qui décide de ce qui est pertinent ou non ? L’absence d'obligation absolue de motiver formellement le rejet d'un avis émis par le comité affaiblit la portée réelle de ses travaux : si les recommandations des citoyens peuvent être ignorées sans explications systématiques, le comité risque d'être perçu comme un simple outil de communication institutionnelle. »


En guise de réponse, l’élue Nassira Larousse récite un texte visiblement rédigé en amont, mettant en doute la sincérité de l’élu, qui aurait un discours différent en commission et en conseil… Une façon habile mais connue d’éviter de répondre aux vraies questions. Comment prétendre mettre en œuvre un projet illustrant la démocratie participative alors que ses principaux initiateurs sont incapables d’en appliquer les principes au sein d'une commission représentative des élus ?


Fabrice Lachenmaier conclut la séquence en regrettant que le consensus sur ce projet ait volé en éclat en quelques minutes. Il demande à ce que la délibération soit reportée, puisque visiblement la commission n’a pas terminé son travail sur ce dossier. Fin de non-recevoir de la part des élus de la majorité.

Commentaires


bottom of page